Le Sureau


Articles,Comestible,Médicinale,Recettes,Sorcières / samedi, juin 6th, 2020

L’arbre des fées

Le sureau / Sambucus Nigra / Famille des Caprifoliacées

Son nom latin « sambucus » qui désignait chez les grecs, une flute, les tiges creuses permettant de faire de la musique.

Les enfants s’en servent comme sarbacane pour lancer des pois.

En Bretagne on dit que les fées se réfugiaient dans les fleurs, que chaque fleur est une fée et qu’il faut les récolter avec précaution pour qu’elles gardent leur pouvoir de protection. C’est un arbre sacré.

Dans presque tout les villages, on pouvait rencontrer cet arbuste très discret, les gens avaient l’habitude de planter un sureau près de leur maison dès que c’était possible. Il était aussi recommander de faire régulièrement de petites offrandes sacrificielle à l’arbuste, un peu de lait, un morceau de beurre au pied du sureau, car, dit-on, cela gardait l’esprit de l’arbre heureux.


Propriètés médicinales

Anti-viral puissant, stimulant des défenses immunitaires, anti-inflammatoire, toux et sécrétions bronchiques. Dépuratif, diaphorétique elle facilite la transpiration.


Utilisation celtique et druidique

Ses tiges étaient utilisées pour fabriquer des flutes afin de converser avec les âmes à la Samain.

Les druides utilisaient aussi bien les fruits que les feuilles, en sirop ou en infusion. Dans la tradition celtique, le sureau était employé pour calmer les douleurs utérines, traiter les morsures vipères, morsures de chiens, pour traiter la goutte, il était mêlé à de la graisse de taureau ou de bouc.

La mère sureau ou fée du sureau serait une présence féminine
Cette mère sureau serait peu être la femme du dieu Pan, dieu de la nature, de la musique, de la forêt et de la fécondité.
Dans la tradition celtique, il est l’un des derniers à perdre ses feuilles à l’automne et le premier à les sortir au printemps.
Il représente le lien entre la mort et la vie.
Pour les celtes, il représente la vitalité, la vie éternelle. Il facilite le passage entre les mondes.

Le sureau permet de protéger les habitations contre les mauvais esprits.

C’est arbre sacré, dont le bois creux abritait des divinités, des esprits de la forêt, des fées.
Suspendu aux portes et aux fenêtres, c’est un arbre de protection.

Grace à la fabrication de flûte, donc à sa musique, elle permet la relation avec le troisième monde. Le druide peut alors interférer auprès des énergies supérieures pour modifier le cours de la vie des vivants, action magique bien entendu.

Dans certaines croyances certains disent que le sureau pousse sur des zones de courants telluriques et qu’il révélerait la présence de sources cachées.


Utilisation des sorcières

Le sureau est le compagnon idéal de la sorcière en cheminement, il la protège tout au long de son voyage spirituel ou magique, avec le bâton de voyageur, conçu à la veille de Samhain (31 octobre).

Il est l’intermédiaire entre la vie et la mort, au mouvement continu. Ne pas l’utiliser si vous vous arrêtez en chemin, il vous fera avancer sans vous demander votre avis. Il vous protègera en renforçant et améliorant vos énergies personnelles. 

On dit que c’est un arbre de commencement et de fins, de naissance et de mort.

Beaucoup utiliser pour renforcer un cercle magique, pour les offrandes, les prières, les célébrations de sorcières.

Récoltez au fil de l’été, au, à l’aube avant que le soleil ne les touche ces feuilles fraiches de sureau étaient sécher, broyer et utiliser lors de rituels.


Usage magique 

Protection, contre-envoûtement, guérison, prospérité, il représente le mouvement des énergies, des cycles, du voyage.Porté sur soi, ce bois protège contre les agressions de toutes sortes, humaines ou surnaturelles. Suspendus au-dessus de la porte d’entrée et des fenêtres, les rameaux chargés de baies empêchent le « Mal » d’entrer. Le bois de Sureau, utilisé il est vrai d’une façon un peu particulière, contraint un magicien mal intentionné à vous délivrer des malédictions lancées contre vous. 

Lorsqu’un de ces arbustes pousse dans le jardin, il protège le foyer, non seulement contre toute « œuvre de sorcellerie », mais aussi contre la foudre. 

Dans les étables qu’on vient de nettoyer, on place des branches de Sureau en croix pour finir de chasser le « mauvais oeil ». Pour bénir la maison où vont vivre les jeunes mariés, le père de la mariée et la mère du marié, en Castille, lancent des baies de Sureau aux quatre vents en appelant par leurs noms les ancêtres défunts des deux familles ; après quoi les rameaux sont brûlés sur un feu de joie et on jette une poignée de cendres chaudes sur chacun des époux. 

Pour passer une attaque de rhumatismes ou d’arthrite, on nouait sur un jeune scion souple de Sureau autant de nœuds qu’on avait d’articulations douloureuses; puis on accrochait cette couronne à la tête de son lit. 

On élimine les verrues en les frottant avec de la moelle verte qu’on jette ensuite au fumier pour qu’elle y pourrisse. Beaucoup de gens pensent qu’il est malsain de brûler ce bois parce qu’on risque de réveiller des forces qu’il est infiniment préférable de laisser au repos ; les Gitans, entre autres, ne s’en servent jamais. En revanche, les baguettes magiques en Sureau sont réputées. 

Les baguettes de sourcier peuvent être fabriquées avec des branches fourchues appropriées de sureau et utilisées avec succès.


Recette 

Champagne de fées

1 grand bocal transparent pouvant contenir au moins 2 litres de liquide
– 2 litres d’eau de source (de préférence)
– 150 gr de sucre roux
– 1 citron bio
– 10 ombrelles de fleurs de sureau
– quelques raisins secs pour vérifier la fermentation
– un torchon + un gros elastique

Préparation

– Déposer dans votre bocal en verre tous les ingrédients :
Le sucre,  les raisins, le citron coupé en fines tranches.
– Nettoyez les fleurs de sureau… secouez-les un peu et vérifiez qu’aucun insecte
n’est venu s’y loger puis enlevez soigneusement les grosses et moyennes
tiges pour ne conserver que de petits poquets des ombrelles que vous placerez
par dessus les autres ingrédients dans le bocal.
– Versez les 2 litres d’eau par-dessus et mélangez tous les ingrédients avec une
cuillère en bois.
– Recouvrez l’ouverture du bocal avec votre torchon que vous maintiendrez à l’aide
de l’élastique.
– Placez votre bocal à la lumière (au soleil derrière une fenêtre dans l’idéal)
pendant 4 à 5 jours en le remuant à la cuillière chaque jour.
– Lorsque vous verrez les raisins remonter à la surface comme par magie, il sera
temps de filtrer votre mélange à l’aide d’une passoire très fine.

– Embouteiller dans de jolies bouteilles de limonades en verre et conservez-les à
température ambiante encore pendant au moins 10 jours pour que le processus de
fermentation se termine et crée de pétillantes petites bulles. 

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