Indigo


Indigo,teinture végétale / mardi, janvier 28th, 2020

Histoire

Le bleu indigo naturel était produit à partir de plantes comme le pastel des teinturiers ou guède cultivé en Europe ou comme les indigotiers cultivés dans les empires coloniaux à partir du xviie siècle. On extrait la substance colorante de la feuille, fermentées et  hydrolysées, pour obtenir une substance incolore qui, oxydée, donne un pigment insoluble.

Pour la teinture, on utilise la forme incolore, et l’oxydation ainsi on peut teindre la fibre. Elle est contenue dans le pastel (Isatis tinctoria) et l’indigotier (Indigofera tinctoria).

Le bleu… couleur royale. Couleur qui inspire la peur, comme avec les touaregs («les hommes bleus»). Couleur des travailleurs, longtemps méprisée durant le Moyen-Âge, ou au contraire vénérée par les Égyptiens pharaoniques qui y voient une couleur porte-bonheur. Dans l’Hindouisme, elle représente la divinité Krishna.

Le pastel des teinturiers

C’est une plante communément connue sous les noms d’Herbe de Saint-Philippe, Varède, Guède ou Herbe du Lauragais. Elle fût utilisée comme plante médicinale et tinctoriale (relative à la teinture, ndlr) par les Grecs et les Romains durant l’Antiquité.

Les « barbares » bretons, celtes et germains se peignaient le corps avec durant des rituels religieux, ainsi qu’avant de combattre histoire d’effrayer l’ennemi, provoquant une certaine peur bleue aux légions romaines.

Indigo 

Aussi appelé l’indigo des teinturiers, ou indigo des Indes. C’est l’indigo naturel et végétal le plus utilisé, et celui qui supplanta le pastel des teinturiers : ses couleurs étaient plus profondes et intenses, et les pigments environ 20 fois plus actifs.

On retrouve des traces de sa culture en Inde voilà 4.000 ans, et de son utilisation au Moyen-Orient et en Egypte Antique depuis presque aussi longtemps.

Il existe de multiples arbustes indigotiers dans le monde, et chaque pays et région avait sa propre façon de produire de l’indigo. Mais la principale, utilisée avec l’Indigofera Tinctoria qui est principalement cultivée dans les régions chaudes d’Asie, d’Amérique et d’Afrique, est assez simple.


Utilisation

On utilise les feuilles fraiches d’indigotier que l’on ébouillantent et laissent tremper jusqu’à fermentation, ce qui libére un colorant jaune. L’eau est ensuite placée dans des bassins à bas-fonds et oxygénée en tapant la surface avec des branches, ce qui enclenche un processus chimique qui dépose des sédiments bleus sur les bords et sur le fond que l’on récupère, malaxe et laisse sécher pour les broyer afin d’obtenir une poudre de pigments. 

Pour la teinture des textiles, les tissus sont trempés dans les cuves à pastels, la coloration en bleu est également obtenue par oxygénation en les laissant sécher à l’air libre.

         

 

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