Plantes sorcières


Articles,Sorcières / mardi, septembre 11th, 2018

Laissez vous ensorceler

Les sorciers, sorcières, druides de tout temps ont toujours utilisés les herbes et les plantes lors de rituel, sorcellerie. Ils détenaient de grandes connaissances en herboristerie.

Ils connaissaient bien l’utilisation des plantes sauvages et leurs propriétés pour guérir les malades, parfois elles servaient à fabriquer des drogues ou des poisons, utiliser aussi dans la confection de grigris, de sachet magique, de confection d’élixir. On les retrouve dans beaucoup de rituels sous forme d’infusions, de décoctions ou de chaudronniers magiques. 

La Sorcellerie et les Arts du Guérisseur employaient des brouets, potions, infusions, onguents et fumigations préparés  magiquement, à base de fleurs, de graines, de tiges, de feuilles et de racines d’herbes indigènes qui pouvaient être récoltées dans les champs, les bois et les haies de la campagne par les bien informés et ceux aux yeux-perçants. La connaissance des plantes constituait une branche étendue de la « magie naturelle » en elle-même au sein de laquelle chaque herbe était sensée receler des qualités astrales et planétaires, qui pouvaient être employées en sorcellerie et sceller les sorts dans divers buts.

Lorsqu’on utilise les plantes en magie, il faut respecter des règles de cueillette souvent en fonction de la lune, des saisons et de l’heure afin qu’elle soit correctement chargées avec l’énergie de la terre et l’énergie solaire.


Les sorcières avant…

Jusqu’à une période avancée du Moyen-Age, il était courant d’aller voir l’herboriste local pour tout mal ou problème. Le sage “guérisseur” vous donnait alors une potion, une teinture ou une décoction. Une partie des plantes pouvait également être portée comme une amulette ou un talisman pour éloigner les mauvais esprits.

Pendant longtemps, l’Eglise a confondu la sorcellerie avec la superstition. Cela a changé à la fin du Moyen-Age. L’église et sa forte influence sur la société féodale a établit l’inquisition pour lutter contre toutes ces formes d’hérésie.

A la fin du 14 ème siècle, la peste a ravagé l’Europe en emportant un tiers de la population. Pour rendre les choses encore pires, les bateaux ont ramené la syphilis à leur retour du Nouveau Monde. Cette maladie transmissible sexuellement a apporté la crainte de la sexualité et des contacts sexuels.

Il fallait bien trouver un coupable et les sorcières étaient des victimes faciles. L’inquisition a propagé l’idée que les sorcières étaient les agents du Diable : elles auraient fait un pacte avec Satan, scellé lors de la cérémonie du Sabbat que les inquisiteurs décrivaient comme des orgies sexuelles. Les sorcières n’étaient pas seulement tenues responsables des maladies et de la mort, mais également des catastrophes naturelles et des sabotages sauvages des récoltes.

Cette image de la “sorcière” a été façonnée par l’inquisition et fonctionnait comme contre-image du “bon chrétien”. La chasse aux sorcières se passait souvent au niveau local, avec les voisins se dénonçant entre-eux. Typiquement, la motivation première était un lait tourné, un bébé mort-né, une mauvaise récolte ou par jalousie.

Les chasses aux sorcières n’étaient pas forcement liées à l’herboristerie. Cependant, en compétition directe avec la prière, l’herboriste locale était particulièrement vulnérable à la diabolisation. Entre 1450 et 1750, entre 40.000 et 50.000 “sorcières” ont été exécutées. Trois fois plus ont été persécutées et souvent torturées. La plupart des “sorciers” étaient des femmes.

Dans les traditions pré-chrétiennes, la nature est une expression directe du divin. Les pierres et les rivières sont habitées par l’esprit des dieux étaient si sacrées. Les plantes ont aussi un esprit, ce qui rend possible une communication avec elles. Visiblement, les hommes ne peuvent traiter le monde naturel qu’avec respect (rituel).

Cela a changé avec le christianisme : l’homme gagne en puissance par rapport à la nature et il peut agir avec elle comme bon lui semble. La nature n’est plus divine, mais quelque chose qui a besoin d’être contrôlé. La vie sauvage et les gens qui y vivent ne sont plus sacrés. Ils sont à la place considérés comme dangereux.

Déjà au 4 ème avant JC, le physicien grec Hippocrate avait rejeté la magie de l’application des herbes. Il base sa pratique uniquement sur l’observation directe de la nature et il est ainsi perçu comme le père de la médecine moderne.

Mais cependant, l’herboriste sera toujours entouré de rituels et d’incantations jusqu’à la fin du Moyen-Age. Ce n’est qu’à la Renaissance et au siècle des Lumières que ces idées “rationnelles” se sont développées. La nature a perdu son âme et elle est devenue complètement “désenchantée”. La science est devenue l’instrument pour dominer la nature. Suivant Hippocrate, la médecine moderne ne regarde que les origines biologiques d’une maladie et non pas l’individu dans sa globalité.

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