La consoude


Articles,Médicinale / mercredi, août 29th, 2018

La Consoude / Symphytum officinale / Famille des Boraginacées

Le nom de la famille Boraginacée vient de la Bourrache, qui est l’espèce de référence de la famille.
Le genre Symphytum est issu du grec Symphyse qui se traduit par union, cohésion.
L’ancienne appellation latine “consolida” et mot français “consoude” signifient “plante qui soude”.

Appeler aussi Grande Consoude, langue de vache, oreille d’Âne, herbe à coupure


Utilisation en herboristerie

Son nom illustre parfaitement ces capacités cicatrisantes et de consolidation des fractures. Elle permet la formation de cal osseux après une fracture (élément nécessaire à la réparation du corps). Elle est cicatrisante, anti-inflammatoire, émoliante ainsi qu’astringente (grâce à ces tanins).

On l’utilise ainsi pour les tendinites, les foulures, les fractures, sur les plaies, pour les retards de cicatrisation comme les plaies et ulcères cutanés, brûlures, crevasses…chaque fois qu’il faut stimuler la guérison de tissus contusionnés et lésés. Remède des blessures sportives, elle apaise également les douleurs rhumatismales.

Elle favorise la venue et la croissance de tissus nouveaux grâce à la l’allantoïne contenue dans la racine.

A noté que sa consommation en interne est hépatotoxique (mauvaise pour le foie). Donc la consoude doit être utilisée en crème, en onguent, mais pas de consommation par voie orale.

Elle est utilisée comme engrais végétal en agriculture biologique, elle peut enrichir les purins et compost.

On utilise de préférence la racine en macération ou en cataplasme.

La récolte de la racine de consoude se fait idéalement en respectant les cycles lunaires : les jours “racine” en lune descente. Les anciens herboristes recommandaient la période entre Noël et jour de l’an


Effet sorcier

Ses capacités liante et cicatrisantes en font une compagne idéale pour le voyage astral, maintien entre le corps physique le corps astral. Elle est aussi associée aux travaux de prospérité et d’argent, dans l’idée de consolider une vie.

La superstition l’associe au fait de lutter contre le vol, par exemple en plaçant une branche dans une valise.

Porter sur soi des feuilles ou des tiges de consoude porterait bonheur.


Recette

Macérat huileux à la consoude

Pour la réalisation du macérât, il vous faut des racines de consoude fraîches, nettoyées ou sèches (peau noir et chair blanche)

Les découper en tout petits tronçons, vous pouvez aussi les hacher. Placer les racines dans un récipient, les couvrir d’huile aux choix (olive, tournesol, sésame, pépin de raisin…) sans les tasser.

Mettre votre préparation au bain-marie, laisser infuser à feu très doux pendant au minimum 3 heures. Laisser refroidir et reposer pendant 24 heures. Une fois reposée, filtrer et mettre en bouteille. Vous pouvez rajouter quelques gouttes d’huile essentielles (Romarin, Gaulthérie…) pour la conservation.
Conserver dans un endroit sec, à l’abri de la lumière et de la chaleur au minimum 1 an.

Vous pourrez utiliser cette huile pour vos préparations de baumes, d’onguents, crèmes anti-âge et réparatrice, ou tout simplement en huile de massage.

Baume à la consoude

Ingrédients

  • 60 ml de macérât huileux de Consoude
  • 8 grammes de cire d’abeille
  • 5 gouttes d’huile essentielle de Lavande officinale
  • 4 gouttes de Vit E 

Faire fondre au bain-marie l’huile de Consoude et la cire d’abeille, retirer du feu puis mettre l’huile essentielle et la Vit E pour la conservation. Mettre en pot avant refroidissement.
A conserver au maximum 1 an.

Huile essentielle pouvant être utilisée :

  • Lavande officinale : anti-inflammatoire, cicatrisant, régénérant cellulaire.
  • Géranium rosat : cicatrisant et anti-infectieux cellulaire.
  • Ciste : cicatrisant et anti-rides.
  • Tea-Tree : anti-infectieux polyvalent.
  • Ylang-ylang : Tonique et régénérant

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